La mode, une industrie.



 

«La mode, et plus précisément la mode vestimentaire, désigne la manière de se vêtir, conformément au goût d’une époque dans une région donnée. C’est un phénomène impliquant le collectif via la société, le regard qu’elle renvoie, les codes qu’elle impose et le goût individuel.»


En un siècle, le secteur de la mode en France a connu un profond bouleversement. D’un monde artisanal doté d’un grand savoir-faire, on est passé progressivement à une activité de grande production s’adressant à un marché de plus en plus large. Ainsi, les grands créateurs, tant dans la haute couture que dans le parfum, ont progressivement été remplacés par des designers touche à tout. Le marketing et la publicité deviennent les maîtres du secteur.


Dans le domaine de la mode et en particulier dans celui de la haute couture, la notion d’industrie du luxe est difficile à appréhender. Les départements de haute couture ont toujours été de véritables ateliers artisanaux : ils sont en général complètement séparés du reste de l’entreprise, tant du point de vue économique que géographique. Yves Saint Laurent a gardé, jusqu’à son départ en retraite, ses ateliers de l’avenue Montaigne à Paris. De même Karl Lagerfeld perpétue la tradition de Coco Chanel rue Cambon. Pourtant, sans la haute couture, il n’y aurait eu pour la plupart, ni division parfum, ni prêt-à-porter, du moins jusque dans les années 1990. En outre les investisseurs qui ont pris le contrôle des plus grandes marques de luxe acceptent de moins en moins de financer le coût de ces « danseuses ». Cette situation nouvelle paraît être l’aboutissement d’une double évolution dont les origines remontent d’une part au XIXe siècle et d’autre part aux années 1920 et 1930.

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